Cela fait deux ans maintenant, deux ans que cette maladie, aussi peu connue soit-elle, me ronge, jours après jours. Transcendant, petit à petit, sournoisement elle est arrivée aujourd'hui à un point crucial. J'ouvre enfin les yeux sur ce qui a été mon enfer durant tout ce temps. Tout ce qui s'est petit à petit installé autour de moi m'apparait, tel un choc. Tout a changé si vite, je ne reconnais plus rien. Même moi, je ne me reconnais plus. Elle m'a changé, elle a tout changé, je ne suis plus moi. Mais elle ne s'est pas arrêté là, non, elle est allée bien plus loin, elle a tué des espoirs, des rêves, des ambitions et parfois même, des relations. Mais malheureusement, pas n'importe lesquelles. Celles à qui, sans vraiment m'en rendre compte, je tenais le plus. J'ai l'impression, et ce n'est pas une hyperbole, que ces personnes, avec qui les relations sont brisées, je les ai perdues, comme si la mort les avait emporté. En y réfléchissant, le terme n'est pas mal choisi, la mort n'est que la fin de cette maladie insipide, amer...
C'est maintenant la haine qui s'empare de moi, la haine de voir les dégâts qu'elle a causé à ce stade évolué. Aujourd'hui, en ce 28 janvier 2009, je me relève enfin. La haine sera mon seul remède. Je vais enfin pouvoir soigner mes plaies, guérir mes blessures...
Je n'en veux pas aux gens qui n'ont pas su comprendre, personne, et rien n'a aujourd'hui la force de se confronter à elle.
Mes nouveaux espoirs vont plus loin, j'espère pouvoir, suite à mes études, me lancer dans la recherche et trouver enfin la cause, puis des remèdes à cette maladie.
Prenez garde, les symptômes physiques sont peu visibles, et les psychiques parfois indécelables. A tous ceux qui n'ont pas su quoi faire ou quoi dire à des proches à qui ça arrivait, on ne vous demande pas de comprendre, mais d'être là.
Je terminerai cet article en remerciant tous mes amis et proches qui, malgrès ces deux ans de souffrance, sont encore là. Je tiens à vous plus que tout.
Demain est un autre jour.